45282617_2412885408727851_1596749380432429056_n (1)

On va pas se mentir, notre civilisation s'est assise sur un confort de vie tellement omniprésent que nous n'en avons même plus conscience. Notre PIB bat des records historiques, nos armoires débordent des fruits de la mondialisation, nous consommons comme jamais nous avons consommé, nous voyageons comme jamais dans l'histoire nos ancêtres ont voyagé et nous baignons dans l'illusion que tout ceci est acquis pour la vie et même que nous pourrions encore surélever ce statut privilégié alors qu'il repose sur un château de cartes. Rêveries.

Certes, tous ne profitent pas des fruits de ce développement fulgurant de la même manière, des disparités énormes existent tant à l'échelle nationale qu'internationale. Mais en dépit de ces choix politiques, la crise environnementale nous rappelle à l'ordre : la fête est finie. Avec ou sans juste redistribution des richesses. La fête est finie. En dépit des discours politiques séduisants qui vous promettent prospérité et sécurité. La fête est finie. Hurlez donc contre la raréfaction d'une quelconque ressource. La fête est finie. Aussi injuste que soit ce monde, la fête est finie autant pour ceux qui ont abusé du vin que pour ceux qui n'y ont pas été invité.

Le grand enjeu de notre temps, c'est sans doute celui d'apprendre à danser sur une musique plus apaisée. De réapprendre à se contenter de peu. D'être heureux avec moins, mais mieux. De préférer l'être à l'avoir. De choisir la qualité, pas la quantité. D’embrasser les saisons et ses enseignements. D'utiliser ses mains chaque fois que possible, plutôt que celle d'esclaves invisibles à l'autre bout du monde. Non, on va pas se mentir, ça n'aura rien d'une partie de plaisir. Choisir, c'est renoncer.